Sentier de découverte "Le village"

Sentier de découverte "Le village"
Ce circuit a été réalisé en partenariat avec l'association Rando Evasion. Il démarre devant l'office de tourisme et vous propose une boucle de 4 km environ pour découvrir les principaux sites du village.
Ce nom rappelle la première activité exercée sur le site: la distillation de la résine produite par le gemmage des pins, opération qui consistait à séparer la partie vo-latile de la résine (l’essence de térébenthine) de la partie solide (la colophane). En mémoire, chaque bâtiment porte le nom d’un outil utilisé par les gemmeurs.
La résine circule dans les canaux résinogènes qui se trouvent sur le pourtour de l’arbre. Elle sert à la cicatrisation lorsque le pin est entaillé, Le processus est comparable à la coagulation chez l’homme, qui permet de faire cesser un saignement. Elle est composée à 70% de colophane (ou arcanson en gascon), 20% d’essence de térébenthine et 10% d’eau.
Le gemmage consiste à « blesser » le pin maritime dans le but de provoquer une sécrétion de gemme ou résine afin de la récolter.
En Provence la bastide désigne une construction en pierre à l’époque où l’habitat commun était encore largement en bois voire en terre selon les régions. Le terme est proche de la notion de villa romaine qui désigne une exploitation agricole en pleine campagne.
Dans le Sud-Ouest, le terme est emprunté pour désigner une réalité autre, celle d’un village ou d’une ville construits sur un plan particulier: la bastide. C'est à partir de 1229 environ que le terme prend le sens de ville neuve.
Des cabanes en bois placées en bordure de lac peuvent attirer votre attention. Ce sont des installations de chasse construites par les chasseurs de gibier d'eau. La dénomination du poste fixe change d'une région à une autre: il peut être appelé hutte ou gabion mais dans le sud-ouest, c’est le terme de "tonne" qui est usité. A l'origine, des tonneaux de grandes dimensions étaient utilisés en guise d’affût.
A cheval sur les départements de la Gironde et des Landes, le lac de Cazaux-Sanguinet fait partie des plus grands lacs naturels d'eau douce de France. La partie girondine appartient à l’État, la partie landaise aux communes de Biscarrosse et de Sanguinet. La base aérienne de Cazaux dispose sur le plan d’eau d’un périmètre de sécurité pour ses activités signalé par des bouées jaunes à l’intérieur duquel la navigation est réglementée.
Le lac de Sanguinet dans la chaîne des lacs du nord des Landes est l’aboutissement de la longue migration des anguilles. Pour pouvoir en attraper, les habitants de Sanguinet inventèrent un procédé original dont les premières traces remontent au XIX° siècle.
La Gourgue est un petit cours d’eau paisible rougi par un substrat ferrugineux. C’est un ruisseau long d’une dizaine de kilomètres qui prend sa source dans la vallée du même nom.
L’église Saint Sauveur de Sanguinet, date du milieu du XIXe siècle. Elle est construite entre 1853 et 1856 par les architectes Jules Sibien et Layrolle et par l'entreprise Ferran sur l’emplacement d’une ancienne église romane érigée au XIIe siècle.